01 avril 2009

Le temps des cerises

J'aime le théâtre de Tchekhov, un théâtre bavard et arborant néanmoins un ton mélancolique, voire nostalgique d'une Russie qui n'existe plus. Grave et léger. Souriant et douloureux. Un ton doux-amer qui colle à la peau. Chaque personnage est croqué avec passion, avec délectation. En quelques phrases, le tableau est posé. En quelques répliques, les grandes lignes de la pièce sont établies. Dans La Cerisaie, on retrouve le cocon familial comme dans Les trois soeurs vu à la MC93 l'an dernier. Un cocon disloqué autant que soudé. Et c'est l'âme de la famille que sonde Tchekhov. C'est l'âme humaine qu'il met en exergue dans ses pièces.

Et la mise en scène d'Alain Françon lui rend justice.Tout d'abord, Alain Françon décide de réaliser une copie du décor souhaité par Tchekhov lui-même lorsqu'il monta la pièce à l'époque. Assorti à des costumes d'époque, le choix se révèle évident. Avec un décor simple mais efficace, sans fioriture mais suffisamment réaliste pour situer chaque acte, le spectateur peut se concentrer uniquement sur le texte, sur les mots, sur les phrases, sur les silences, ces pauses – surtout dans le dernier acte – qui donnent une autre dimension à la situation jouée, à ce lent et inexorable délitement d'une bourgeoisie dépassée par l'entrée de la Russie dans la « modernité ».

Impuissants, nous sommes plongés dans la Russie de la fin du 19ème siècle. L'interprétation parfaite permet de se laisser happer dans la pièce. Tous les comédiens (une vingtaine) sont excellents, parfaitement crédibles, toujours justes. Mais mon coup de coeur de la soirée, indéniablement, c'est le rôle de Firs, joué merveilleusement bien par Jean-Paul Roussillon qui lui donne une dimension bien particulière, une profondeur avec seulement quelques phrases et une démarche chaloupée, boitillante, hésitante.Une harmonie complète entre le texte, la mise en scène et l'interprétation qui permet de passer un bon moment au Théâtre de la Colline.

24 mars 2009

Roller Coaster Theatre

Drôle de coïncidence. Alors que depuis quelques jours, je passe mes journées à jouer à Roller Coaster Tycoon, un jeu vidéo auquel je jouais quand j'étais ado et dans lequel il faut gérer un parc d'attraction, me voilà embarqué dans une pièce de théâtre se situant justement dans une petite foire avec ses montagnes russes, ses marchands de glaces et ses stands de tirs. Double coïncidence (plus ou moins fortuite, il faut bien l'admettre), la pièce prend vie dans l'Allemagne de l'entre-deux guerres, à l'heure de la crise de 1929, une situation qui sonne étrangement dans le contexte actuel.J'aime le théâtre d'Odon von Horvath – découvert avec Figaro Divorce à la Comédie Française – car il est à la fois daté et intemporel, situé et universel. Presque caricaturale, la pièce Casimir et Caroline nous offre pendant deux heures une vision pessimiste de l'humanité, partagée entre les hommes pervers et machistes et les femmes cupides et opportunistes. Les deux sexes s'affrontent lors de joutes verbales témoignant de l'incompréhension et de la difficulté à vivre ensemble. Mais au-delà de ce découpage au niveau du genre, se dessine rapidement une lutte des classes entre patrons abusant de leur position, de leur pouvoir, de leur argent et milieux populaires, victimes de la mainmise des possédants. Jusqu'à ce qu'une révolte éclate enfin, issue inévitable selon Odon von Horvath (cf Figaro divorce) lorsque les inégalités deviennent trop flagrantes.Le plus marquant dans cette adaptation – qui profite d'une nouvelle traduction plus crue de François Regnault et de l'ajout de différentes scènes populaires issues d'autres pièces de von Horvath sans que l'on puisse vraiment faire la différence – est évidemment la mise en scène virtuose d'Emmanuel Demarcy-Mota, l'ancien directeur de la Comédie de Reims où j'avais vu sa mise en scène de Marcia Hesse. Dix-neuf comédiens qui s'activent en permanence au milieu d'un décor assez génial, à la manière des bandes de jeunes de West Side Story. D'ailleurs, la mise en scène, très visuelle, évoque souvent le cinéma (également très présent dans la mise en scène). Et la présence de Sylvie Testud à la distribution ne fait que renforcer cet effet. Tête d'affiche, elle s'efface complètement au profit de la troupe et fait preuve d'une incroyable humilité. Pas de salut individuel pour une performance qui est, il faut bien l'admettre, une performance collective (peut-être un peu antagoniste par rapport à l'esprit original de la pièce davantage centrée sur le couple qui bat de l'aile), une performance faisant vibrer ce texte sur la grande scène du Théâtre de la Ville.

25 février 2009

IdomeneÔÔÔ

Cela faisait très longtemps que je n'avais pas assisté à un opéra à l'Opéra Garnier ! C'est donc avec un plaisir non feint que j'ai accepté l'invitation de Jean-Michel pour la générale de Idomeneo de Mozart. Pourtant, passé l'enchantement d'assister à un opéra dans un lieu aussi magique, je dois reconnaître que j'ai été un peu déçu par cette représentation.

Tout d'abord, la mise en scène de Luc Bondy est d'une platitude assez inquiétante, d'un minimalisme qui laisse sur sa faim. Économie de décors (un seul décor à peine modulable pour trois heures de représentation), économie de mouvement (des chanteurs figés, comme cloués à leur emplacement), économie de génie : aucune fantaisie et aucune originalité. J'ai également été assez déçu par les prestations des chanteurs même si l'on peut estimer qu'ils s'économisaient en vue de la première deux jours plus tard. Avant la représentation Jean-Michel et Pierre me disaient grand bien de Joyce DiDonato ou de Mireille Delunsch. Pourtant, la première ne m'a absolument pas impressionné tout au long de l'opéra tandis que j'ai l'impression que la seconde est complètement passée à côté de son aria du dernier acte dont Jean-Michel n'arrêtait pas de me vanter la puissance et force.

Globalement, c'est la représentation dans son intégralité qui manquait de puissance et de force, voire même de passion mis à part peut-être Paul Groves en Idomeneo qui semblait investi dans ce rôle dramatique ! Et je reconnais avoir énormément aimé les passages avec les choeurs, seuls passages suffisamment vivants pour secouer un peu la magnifique salle de l'Opéra et dans lesquels l'orchestre dirigé par Thomas Hengelbrock parvenait à sortir de sa réserve pour obtenir un résultat assez réjouissant.

19 février 2009

Un ordinaire très ordinaire

Je n'arrive pas à cerner Michel Vinaver. J'ai vu plusieurs pièces de lui, lu quelques textes à droite, à gauche. Je suis toujours séduit par l'idée de départ, par le fond de son texte mais quelque chose ne passe pas sur la forme. Trop littéraire ? Trop mou ? Trop plat ? Même si ces textes ne manquent pas d'intérêt, je finis souvent par m'emmerder profondément à chacune des représentations auxquelles j'ai assisté. L'ordinaire ne déroge pas à la règle malgré une mise en scène minimaliste de Gilone Brun (assisté de Michel Vinaver lui-même) faisant la part belle à un texte extrêmement visuel sur la mythique scène de la Comédie Française.Pourtant, je pense que c'est le texte qui pose problème. Mettant en scène le comité de direction d'une boite américaine de construction de mobile-home, écrasé dans la Cordillère des Andes sous Pinochet, Michel Vinaver nous entraine dans une lente descente aux enfers où la barbarie prend progressivement place au sein du petit groupe de dirigeants accompagnés de leur femme, leur secrétaire, leur amante ou leur fille, des personnages féminins qui apportent heureusement un peu de fraicheur dans la pièce. La pièce est divisée en sept morceaux et chaque nouvelle séquence annonce la disparition d'une ou plusieurs personnes. La pièce n'apporte malheureusement pas grand chose de nouveau au revival, thème éculé au possible, notamment au cinéma, et manquant ici de la force nécessaire pour transmettre des sentiments.

Sentiment vs Pragmatisme, c'est le grand débat au sein du groupe dirigeants. Un débat qui laisse de marbre à l'heure des dérives que connait le capitalisme aujourd'hui. Ainsi, le calvaire des uns – les personnages – devient rapidement le calvaire des autres – les spectateurs – pour qui il est impossible de ressentir la moindre empathie pour ses dirigeants arrogants, symboles du capitalisme américains et de la real politic de Reagan, n'hésitant pas à traiter avec les dictateurs sud-américains pour ouvrir de nouveaux marchés. Même si le texte – écrit en 1981 – est daté, il n'en reste pas moins d'actualité et on en vient presque à souhaiter que tous les dirigeants s'écrasent dans la Cordillère des Andes (ou les Alpes pour les dirigeants européens).Une entrée de Michel Vinaver au répertoire de la Comédie Française assez décevante malgré une prestation honorable de ses acteurs.

16 février 2009

Shhhhhh

Le speech de la pièce promet de grandes choses, celle-ci se revendiquant d'Orwell, Huxley ou encore Kafka. Excusez du peu. Le résultat est loin d'être à la hauteur de ses références malgré quelques bonnes trouvailles et autres anecdotes efficaces sur scène (la machine à café notamment). Le pessimisme d'Orwell laisse place à un humour un peu lourd agrémenté fort heureusement de passages plus subtils et plus efficaces. Le jeune espoir espagnol, Abraham Gomez, a encore des progrès à faire s'il veut marquer son époque comme ses illustres ainés en leur temps. J'aurais aimé un peu plus de cynisme, un peu plus de noirceur et peut-être un peu plus d'originalité.
Fort heureusement, les acteurs s'en donnent à coeur joie et leur bonne humeur communicative (et notamment le fou rire de l'avocate impossible à dissimuler dans les dernières minutes) permet – avec peu de moyens – d'égayer la petite salle du Théâtre du Marais et un public conquis d'avance.
Je remercie donc la jeune troupe pour m'avoir invité à cette représentation.

14 janvier 2009

Portrait d'un artiste en vieil homme

J'aime Thomas Bernhard. J'aime ces romans comme Maîtres anciens. J'aime aussi ces textes transformés en pièces de théâtre comme Claus Peyman compra un paio di pantaloni e viene a mangiare con me vu à l'Athénée il y a quelques mois. J'avais donc hâte de découvrir ses pièces de théâtre, ce Minetti monté au Théâtre de la Colline, espérant retrouver la même verve, la même ironie, le même mordant. Pourtant, à la sortie de Minetti, une petite déception pointe le bout de son nez. Loin de retrouver l'acerbité d'un Bernhard, c'est plutôt à du désenchantement façon Beckett à laquelle on a affaire, dans le même esprit que Fin de Partie par exemple vu au Théâtre de l'Atelier au début de l'année ou encore En attendant Godot tant l'attente de ce brave Minetti prête à sourire. La mise en scène nonchalante d'André Engel et le décor suranné de Nicky Rieti confirment ce goût pour la désillusion. Au milieu de différents comédiens inconnus au rôle figuratif, Michel Piccoli incarne Bernhard Minetti qui incarne Lear qui a été incarné par Michel Piccoli. Amusante anecdote.Car au-delà de l'anecdote, on sent l'émotion poindre lorsque Piccoli/Minetti entre sur scène, légèrement vouté, hésitant, fatigué, seul. Sur scène, il ressasse sa vie, ses rancœurs, ses remords avec mélancolie, avec nostalgie, avec une douceur triste que seul Piccoli peut transmettre. Une faiblesse doublée d'une force intérieure, une sensibilité à fleur de peau pour offrir ce « portrait de l'artiste en vieil homme », sans que l'on sache vraiment qui est l'artiste dont il est question tant le corps de Piccoli semble donner vie aux paroles de Minetti. Le rythme est lent, la colère renfrognée, Piccoli déroule son texte difficilement, douloureusement et renforce l'empathie, la tendresse que l'on peut éprouver pour ce vieillard, autrefois illustre et souffrant désormais d'avoir sombré dans l'oubli depuis bien longtemps. Minetti/Piccoli s'éteint sur scène, petit à petit, laissant dans la bouche un goût amer malgré l'intensité, belle et triste à la fois, de cette fin symbolique.

04 décembre 2008

A come... assourdissant

Le Dansoir est un lieu magique, un univers à part entière, coupé du monde extérieur. Lorsque l'on pénètre dans cette petite salle ovoïde, on fait un premier pas vers le pays des merveilles, on franchit le seuil d'un lieu de plaisir à l'atmosphère feutrée et à l'odeur de mets délicats et forts apétissants. Malheureusement, après un court moment de rêverie, de méditation dans l'antre des délices, on déchante. La forme arrondie de la salle exige une attention de tous les instants afin de suivre les mouvements lents et langoureux des danseurs. Minimalisme maximum. Chaque geste est décomposé, chaque pas est savouré. Le jeu de lumière est médiocre : aveuglant parfois, mal dirigé souvent, trop fort tout le temps. Là où la magie devrait régner en maitre, c'est la désillusion et l'épuisement qui priment. De plus, la musique électronique ne sied guère au lieu qui appelle davantage les danses nobles que ces élucubrations répétitives sur fond de grésillements assourdissants et autres tics sonores abrutissants qui brisent en quelques instants la magie du lieu. Car non contents de se contenter de danser, les danseurs et danseuses élucubrent des mots censés illustrer les gestes qu'ils sont en train d'effectuer. Imaginez le lapin s'avançant vers Alice et répétant cinq ou six fois consécutives : « le lapin approche d'Alice, le lapin approche d'Alice, le lapin approche d'Alice, le lapin approche d'Alice, le lapin approche d'Alice », le tout entrecoupé de grésillements stressants venus des enceintes situées à côté de moi. Un spectacle à vous rendre fou. Pourtant, la chorégraphie de Karine Saporta ne manque pas de lyrisme et le sujet semble à première vue intéressant mais les fioritures ajoutées de-ci, de-là suffisent à détruire l'envoûtement des premières secondes, à annihiler la féérie du Dansoir.

03 décembre 2008

Tragique démocratie shakespearienne

Qui oserait aller fouler le sol nanterrois un mercredi soir pour voir une pièce de Shakespeare durant plus de quatre heures ? Visiblement pas grand monde vu que malgré mes quatre invitations, seul Jean-Michel eut le courage de m'accompagner (à grand renfort de pâtisseries excellentes) au Théâtre des Amandiers. Quelle pièce me direz-vous ? Il s'agit de Coriolan, fable politique sur les jeux de pouvoir et les affres de la démocratie dans la Rome antique, un texte qui, vous vous en doutez, impressionne par sa terrible contemporéanité, en témoignent les questions fondamentales qui introduisent la pièce : Comment vivre ensemble malgré les différences et les différents ? La démocratie est le pire des régimes à l'exception des autres ? Faut-il préférer la sécurité à la la liberté, et l'ordre à la justice ? Autant dire que ces questions continuent de nous préoccuper, bien après Coriolan et bien après Shakespeare qui prouve la l'intemporalité de son théâtre et la puissance de son écriture.

Chaque réplique est savamment écrite et le texte n'a pas perdu de sa superbe. Les quatre heures (avec entracte) que durent la pièce passent à une vitesse folle. Et la mise en scène épurée de Christian Schiaretti (ex-directeur de la Comédie de Reims) permet de renforcer l'intensité de certains passages. D'ailleurs, les parties les plus réussies resteront sans doute ces lentes rondes accompagnées de drapeaux rougeoyants qui transforment la salle en un champ de bataille hypnotique. Le seul défaut de cette pièce haletante est lié à un imprévu, Wladimir Yordanoff s'étant blessé la veille de la représentation à laquelle j'ai assisté, il faut bien reconnaître qu'il manquait parfois de coffre, de puissance pour interpréter ce personnage tyrannique. Et au lieu de le haïr pour tout ce qu'il représente, pour tout ce qu'il dit, pour tout ce qu'il est, voilà le spectateur forcé de prendre pitié pour cet homme faible, claudiquant désespérément d'un bout à l'autre de la scène, peinant visiblement à tenir debout malgré ses béquilles. Et mine de rien, c'est une appréciation subjective que l'on ne parvient jamais à s'ôter de la tête et qui modifie grandement l'âme de la pièce, pièce par ailleurs à tout point remarquable.

27 novembre 2008

Alone

Le nouveau spectacle de Wadji Mouawad s'appelle Seuls. Et pour cause, il apparaît seul sur la scène du Théâtre 71 de Malakoff pour deux heures de représentation. Il est donc l'auteur, l'acteur et le metteur en scène de cette pièce qui visiblement lui tient à coeur, vraisemblablement pour la forte connotation autobiographique qu'elle peut prendre.Il souhaite rompre avec ses oeuvres antérieures en s'exposant davantage, en n'hésitant pas à prendre des risques. Malheureusement, on est loin de retrouver le génie de ces pièces précédentes (Incendies, Forêt) dans son texte. Là où les premières nous surprenaient par leurs familles se désagrégeant progressivement dans le folie et le vice, celle-ci déçoit par sa sagesse et son rythme assez mou. La première demi-heure, même si elle est indispensable pour poser le personnage, se révèle d'un ennui mortel, le téléphone n'étant pas la meilleure trouvaille de mise en scène pour faire vivre un monologue. Puis petit à petit, on se laisse happer par l'enchainement des mots, par ce quotidien d'un thésard banal pour vivre, partager avec lui un peu de sa douleur de fils, un peu de son mal-être de déraciné. Parfois cocasse, souvent grave, le texte trouble par sa retenue jusqu'à ce déchainement final dans un nuage de déjections de peintures qui s'éternise un peu trop.Pourtant, hormis ce léger ratage final, la mise en scène est parfaite. Sensible, étonnante et pas tape-à-l'oeil comme bien souvent dans le théâtre contemporain. Wadji Mouawad confirme son talent d'auteur et de metteur en scène et convainc en tant qu'acteur. Sans être aussi magistrale que ces pièces précédentes, Seuls est une pièce indispensable pour approfondir l'univers d'un des artistes contemporains les plus prometteurs.

11 novembre 2008

Un indien dans la ville

En ce moment, sur les planches du Petit Théâtre de Paris, se joue la pièce Geronimo écrite par David Decca. Le texte est amusant mais souvent un peu facile. Le sujet (le divorce) a déjà été traité de tellement de manière que le texte peine à surprendre réellement. L'ensemble a un petit goût de déjà-vu malgré quelques scènes vraiment cocasses et inédites. D'ailleurs, les vraies bonnes répliques qui font mouche se comptent sur les doigts d'une main. Le charme de la pièce vient d'ailleurs. Il vient du jeu des deux comédiens que j'apprécie particulièrement : Serge Hazavanicius (le frère de Michel Hazavanicius, le réalisateur d'OSS117) et Lionel Abelanski qui donnent une vraie consistance au texte avec une justesse et un naturel remarquable. La mise en scène de Caroline Dufau n'a rien de transcendante mais elle permet de passer un moment agréable dans cette petite salle située à proximité de chez moi.


Rien de bien extraordinaire donc mais le plaisir simple de voir une comédie simple et touchante.